Les vendanges ont commencé en France : en Provence, dans le Beaujolais, en Languedoc-Roussillon, en Bourgogne, …Et elles s’annoncent prometteuses ! J’adore ce moment où les spéculations vont bon train. 46…46,5… millions d’hectolitres ? Les pronostics sont ouverts.

La France va t-elle garder son titre de championne du monde de producteur vin ?

En tout cas, une chose est sûre, s’il y a un secteur où la météo décide de tout, c’est bien celui là. Le début de l’été a été marqué par des périodes de fortes canicules et la végétation commençait à présenter des signes de stress hydrique dans certaines régions à la mi-juillet (nous aussi par moment !!). La récolte devrait être en légère baisse par rapport à l’année dernière(-1%) mais elle restera toutefois supérieure à la moyenne des 5 dernières années. Ouf ! La météo étant incertaine, ce qui fait son charme, les récentes pluies peuvent encore nous permettre d’envigager des prévision à la hausse. Nous ne manquerons pas de bon vin cette année !

Chaque vignoble a son histoire météorologique : il y aura donc des disparités de récoltes d’un vignoble à l’autre mais tous présentent la même tendance qui dessine le millésime 2015 : “le millésime le plus précoce jamais enregistré avant ceux de 2003 et 2006” nous dit M. Despey (président du Conseil vin de FranceAgriMer)

D’accord, mais est-ce bien pour le vin un Millésime précoce ? Oui car c’est “plutôt un bon millésime vers quoi nous nous tournons cette année, grâce à une maturité optimale, avec des saveurs et une vinification qui est prometteuse” explique M. Despey.

Conclusion : la vigne aime la chaleur, ça éloigne les maladies (oïdium et mildiou) et un peu de sécheresse de temps en temps ne lui déplait pas non plus. Par contre elle supporte assez mal le climat pluvieux. Je comprends mieux pourquoi il y a si peu de vigne en Angleterre !